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Notes de lecture

PARFUMS D’ISLAM

 

 

« Mon amour va vers trois choses de votre monde :

les parfums, les femmes et plus que tout vers  la prière »,

 

Hadith du Prophète.

 

 

Plus de quarante ans après La Sexualité en islam (Paris : PUF, 1975), Abdelwahab Bouhdiba publie dans un même esprit La Culture du parfum en islam (Tunis : Sud Editions, 2017), la continuité épistémologique étant assurée par l’assimilation de l’érotique arabo-musulmane à un Jardin parfumé (titre du plus célèbre traité d’érotologie arabe, par Cheikh Nefzaoui)[1]. Mais l’ouvrage de Bouhdiba élargit l’étude des arômes dans la civilisation musulmane à ses dimensions culturelle, religieuse, sociale et même économique pour montrer en fin de compte que l’usage des parfums est une fonction sociologique fondamentale au sens où elle régit le quotidien,  le mode de vivre et l’imaginaire de l’homo islamicus.

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Le moi, le père et le saint-pays « Toute vie est un récit pétri dans la pâte de l’imaginaire »

Ali Bécheur : Les lendemains d’hier, Editions elyzad, 2017, Tunis, 267pages.         ISBN 978-9973-58-095-5

 

 

Chez Ali Bécheur, l’écriture est une machine qui explore le temps et débobine le rouleau d’une vie. Le but escompté ne vise nullement à retrouver le temps perdu, mais s’applique plutôt à combler le silence et à faire parler l’indicible et le refoulé.

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Quand la fable éclaire les convulsions de l’Histoire

 

Le romancier tunisien Yaman Manaï vient de remporter le prix des 5 continents de l’Organisation internationale de la Francophonie pour son roman L’Amas ardent paru aux éditions Elysad. Nous félicitons Y. Manaï et son éditeur tunisien pour ce grand succès.

Nous remettons en ligne, à cette heureuse occasion, l’article signé par le critique Kamel Ben Ouanès en mai dernier dans lequel il a souligné la puissance romanesque de ce livre. Bonne lecture !

Yamen Manai : L’Amas ardent, Editions elyzad, Tunis 2017, 235 pages.

 

Comment transformer l’actualité politique et sociale en une matière narrative ? Selon quel dispositif formel le procès social se mue en un texte littéraire ?  C’est autour de ce projet que se dessine le roman de Yamen Manai  L’amas ardent.

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Etreinte de la mémoire subjective

Ahmed Mahfoud, Le chant des ruelles obscures, Editions Arabesques, Tunis 2017,  167 pages. IBN 9789938072167.

Ce roman sur le passé est une écriture oblique sur la Tunisie d’aujourd’hui.

 

 

Ahmed Mahfoudh dédie presque tous ses romans à la ville de Tunis et plus particulièrement à sa médina. Cette focalisation géographique investit les méandres de l’espace intime du moi, reconstitue les lieux de l’enfance et revisite les places ayant marqué l’initiation à la vie. Qu’on pense notamment à Brasilia Café, Terminus Place Barcelone ou encore Jours d’automne à Tunis.

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La Révolution tunisienne n’est pas un miracle, la démocratie non plus.

YAdh Ben Achour, Tunisie, une révolution en pays d’islam, Cérès Editions, 2016, 387 pages, ISBN : 975-9973-19-793-1, prix 22 dt.

 

1- Bouazizi et sa charrette :

 

Si certaines révolutions devaient avoir  plus de chance que d’autres, la tunisienne, à coup sûr,   n’était pas née sous une bonne étoile : elle n’a  eu ni  d’idéologues en son amont ni d’acteurs qui lui soient dévoués  en son aval. Pis encore, l’étincelle qui jaillit du corps immolé  de Bouazizi n’a apparemment  pas fait long feu dans l’esprit des Tunisiens. Ils sont nombreux à  en vouloir  au défunt vendeur de fruits et à  sa charrette.  C’est que par  ces temps particulièrement difficiles,  les symboles ont la vie dure et les héros ne sentent pas bon. Taxée par les mécontents de tous bords de «  révolution de la brouette »,  d’ « insurrection ratée »,  elle baigne aujourd’hui  dans une  péjoration sans précédent  comme si  le Tunisien, faute de pouvoir accéder à la dignité  tant attendue,  aimait déverser sur la Révolution sa bile,  son atrabile et bien d’autre humeurs plus  maussades encore.  Bref, on  éprouve un malin plaisir collectif à rabaisser le 14 Janvier et à  lui retirer jusqu’au nom de « révolution ». Certaines têtes bien pensantes  en prennent prétexte pour le  tenir responsable de tous les maux survenus ou aggravés après la fameuse date.

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