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Notes de lecture

La Bataille de Bizerte Entre le procès de l’Histoire et la question de l’altérité

 

Mohamed Bouamoud : La Princesse de Bizerte, Editions, Arabesques, Tunis 2018, 319 pages. ISBN : 978-9938-07-291-1

 

Avec ce huitième roman, Mohamed Bouamoud parachève l’édification d’un réel univers romanesque avec ses repères, ses métaphores récurrentes, sa géographie mentale et ses figures obsédantes. Car, un lecteur assidu de l’œuvre de cet auteur se rend compte combien ses romans sont des variations autour d’un thème : revisiter l’histoire contemporaine de la Tunisie, par le truchement d’une focalisation sur les interstices de certains grands événements ayant marqué la conscience collective. Ou mieux encore, raconter l’histoire nationale à travers le destin des figures appartenant au petit peuple.

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CE JEU DE MIROIR VERTIGINEUX

 

Wafa ghorbel, Le Tango de la déesse des dunes,

La Maison tunisienne du livre, 2017, 284 pages, 20 D.

 

Les deux romans de Wafa ghorbel – Le Jasmin noir et Le Tango de la déesse de dunes – constituent un diptyque qui raconte les mésaventures d’un couple moderne condamné à un amour impossible, contrarié par des règles sociales et des blocages personnels. Le second roman, objet de notre intérêt, n’est qu’une seconde version du premier, la voix masculine relayant la féminine pour apporter un éclairage extérieur à l’analyse d’une passion morbide où l’amante s’était enlisée sous le poids d’épisodes infantiles insurmontables.

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Radioscopie d’un pays

 

Ridha Ben Hammouda : La Marmite d’Ayoub, Sud Editions, Tunis, 2018, 315 pages. ISBN : 978-9938-01-120-3

 

Bien qu’ils viennent d’horizons et de milieux différents, ils forment une bande très unie, parce qu’ils partagent au moins deux passions : la chasse et un engouement irréductible pour l’art culinaire de leur compagnon Ayoub. Leur conclave ne ressemble ni à un salon de mondains, ni à un banquet de philosophes, car leurs réunions, forcément conviviales et amusantes, tournent souvent autour des choses grivoises et des plaisirs qui flattent le palais, tout en restant aux aguets des troubles et des frémissements qui traversent leur époque.

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حسين الواد مُرَوِّضُ الرّوائح والكلمات

[ غادرنا في آخر الأسبوع الفارط الأستاذ حسين الواد وفقدت الساحة الأدبية التونسية بموته واحدا من أهم وجوهها الروائية في الحقبة الحالية.فقد كان، فضلا عن مسيرته الجامعية الحافلة، روائيا مجدّدا في روائح المدينة 1(2010 وسعادته سيادة الوزير (2011) وروائح المدينة 2 ( 2015) .  نشرالواد آخر أعماله بعنوان الغربان في أفريل الفارط قبل أن يخذله الموت وهو في أوجّ عطائه الرّوائي.

تخليدا لذكراه لدى قرّائه وأصدقائه وذويه، يعيد موقعنا نشر مقال حول روائح المدينة 1و2 بقلم الأستاذ شعبان الحرباوي.]

 


حسين الواد،" روائح المدينة -2-"، 204 صفحة، دار الجنوب للنشر، "عيون المعاصرة"، 2015، الثمن 12.000د،

 

ISBN :978-9938-01-082-4.

 

 

من قرأ رواية حسين الواد،" روائح المدينة" الصادرة سنة 2010، يستشعر أنها مفتوحة على مشروع طموح قد يطول نَفَسُه ليفرز تجارب روائية مترابطة، شبيهة بثلاثيات أو رباعيات بعض الكتّاب المعاصرين. صدر أخيرا جزؤها الثاني بدار الجنوب وفي السلسلة الأنيقة نفسها، "عيون المعاصرة". إنّها أقلّ حجما وأقلّ سردا من" الروائح" الأولى ولكنّها أكثر منها إصرارا على ابتداع خطاب سردي تمتزج فيه نكهة الحَكي بمتعة التأمّل المتأنّي. إذ يقدّمها الرّاوي الرّئيسي، حفيد المؤرّخ الحزين، كمخطوط يتكوّن من فصلين قد عثر عليهما بين دفاتر جدّه، فخيّر نشرهما على حِده رغم بعض التداخل بينهما وبين فصول"الروائح" الأولى التي كان قد تكفّل بنشرها شخص ثالث.

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Le retour de Barg Ellil

Bachir Khraief, BARG ELLIL,

Traduit de l’arabe (Tunisie) par

Ahmed Gasmi, Editions arabesques, 2017


A l’heure où nous célébrons le centenaire de l’écrivain Bachir Khraief (1917-1983), la traduction de Barg Ellil* vient à point pour rendre hommage à un de ses romans et plus généralement à toute l’œuvre qui a marqué la scène littéraire tunisienne des années 50/60 par la langue et le pittoresque qui restituent un milieu spécifiquement tunisien. Ce qui nous permet de parler à juste titre et à l’instar d’autres hommes de lettres de l’époque tels qu’Ali Douâgi, de tunisianité. Bien plus, la traduction d’Ahmed Gasmi est heureuse ; elle colle fidèlement à l’atmosphère et à la langue dialectale ancrées par l’auteur.

 

Barg Ellil est l’histoire d’un amour rendu impossible par les structures aveugles de la société féodale esclavagiste de l’époque (la Tunisie du 16ème siècle) et les cruautés de l’Histoire à cause desquelles il ne pourrait y avoir d’amour heureux, selon l’expression d’Aragon.

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